La méthode, sans zone d’ombre.
Une comparaison utile commence par des grandeurs comparables. Notre règle : afficher uniquement ce que les données permettent de dire.
Deux parcours, deux références
Salaire individuel : net de cotisations sociales, avant impôt, primes comprises, ramené à un temps plein. Référence 2025, secteur privé. Pour une quotité régulière de 80 %, le salaire mensuel est divisé par 0,8. Si le temps de travail varie, utilise la rémunération et le volume de travail d’une même période ou un équivalent temps plein calculé par ton employeur.
Foyer : revenu disponible mensuel moyen, après impôts, prestations incluses, divisé par les UC. Référence 2024, France métropolitaine. Les pensions alimentaires et les autres revenus doivent être traités dans le même périmètre que le revenu disponible INSEE.
Des tranches, pas une précision inventée
Le moteur compare le montant aux déciles et centiles publiés. Il ne relie pas les seuils par une interpolation. Un montant entre les 60ᵉ et 70ᵉ percentiles reçoit cette tranche, jamais « 63 % » par estimation arbitraire. Les arrondis des sources sont respectés : à moins d’un demi-euro d’un seuil salarial, ou d’un demi-pas de 10 € annuels pour le niveau de vie, le résultat indique « autour du seuil ».
Cette tranche traduit la résolution des données publiées. Ce n’est pas un intervalle de confiance statistique. Les valeurs extrêmes restent dans un groupe ouvert (par exemple les 1 % les mieux rémunérés), sans extrapolation.
Année et population restent visibles
Chaque comparaison se fait dans les euros de son année de référence. Ton montant est considéré comme un revenu de 2025 et converti avec l’indice des prix à la consommation de l’INSEE (moyennes annuelles, série 001759970) : il reste inchangé pour les salaires 2025, baisse d’environ 1 % pour les niveaux de vie 2024 et d’environ 12 % pour les niveaux de vie locaux 2021. Il s’agit d’un repère, pas d’un classement mesuré aujourd’hui. Nous ne comparons jamais deux séries entre elles.
La comparaison près de chez toi
Salaire : l’INSEE publie le salaire net mensuel moyen en EQTP des salariés du privé au lieu de travail (2024), pour les communes d’au moins 2 000 habitants, les intercommunalités, les départements et les régions, par âge et par catégorie. C’est une moyenne, pas une distribution : on te dit de combien tu t’en écartes, sans classement local. Pour une petite commune, on prend son intercommunalité, sinon son département.
Niveau de vie : Filosofi 2021 (dernier millésime : l’INSEE n’a pas pu produire 2022) donne la médiane pour 31 000 communes et les neuf déciles pour les communes assez peuplées et tous les départements. Avec les déciles, on te situe dans une tranche, comme au niveau national ; sinon seulement par rapport à la médiane. Filosofi repose sur les déclarations fiscales exhaustives ; la référence nationale, sur une enquête. Les deux concordent (médiane de la métropole en 2021 : 23 080 € par an et par UC dans Filosofi), mais restent affichées séparément, chacune avec son année.
Départements : « tu dépasses le salaire moyen de 70 départements sur 101 » compte les départements dont la moyenne (ou la médiane du niveau de vie) est sous ton montant converti. Ce n’est pas la part des habitants.
Ce que le résultat ne dit pas
Ni le patrimoine, ni les charges de logement, ni le coût de la vie local, ni l’égalité de rémunération à poste équivalent. Les métiers précis ne sont pas couverts : la catégorie facultative ne permet qu’une comparaison avec une moyenne. Les communes de moins de 2 000 habitants n’ont pas de salaire publié, et les secrets statistiques de l’INSEE sont respectés.
Graphiques et partage
Les colonnes montrent les seuils publiés, pas des effectifs ou une densité reconstituée. Les 100 points illustrent une échelle de classement : la zone hachurée correspond à la tranche incertaine. La carte partagée ne contient ni montant exact, ni composition du ménage, ni localisation : au plus le nombre de départements que tu dépasses.
Maintenance des données
Les publications sont importées et archivées avec une empreinte SHA-256. Les contrôles vérifient unités, ordre des seuils et médiane. Une surveillance périodique signale les changements de source ; chaque nouveau millésime doit être validé avant publication, pour garder les pages et le calculateur cohérents.
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